Extractions dentaires multiples

Pourquoi opérer ?

Les extractions dentaires sont un dernier recours pour vous soigner soit parce que les dents sont trop abîmées (carie ou régression gingivale cause de déchaussement) soit parce que les dents sont la cause d’infections au contact de leurs racines. Plus exceptionnellement la dent est en mauvaise position.

Comment se déroule l’opération ?

L’intervention se déroule sous anesthésie locale ou générale. L’extraction se fait soit en tirant la dent avec une pince adaptée (un davier) soit en la basculant. Il s’agit de mouvements de force qui peuvent être impressionnants mais parfaitement adaptés. Parfois, l’extraction nécessite la réalisation d’un fraisage de l’os après ouverture de la gencive ou le morcellement de la dent en plusieurs morceaux. Selon les cas, la fermeture se fait à l’aide de fils qui disparaissent en deux à quatre semaines ou sont ôtés en consultation. Souvent, il n’y a pas de fermeture souhaitable et la cicatrisation se fera tout aussi bien. Il est parfois préférable de prévoir après l’intervention un à deux jours d’arrêt de travail.

Quelles sont les suites habituelles et soins post-opératoires ?

On observe habituellement :

    • un gonflement des joues ou des lèvres (œdème) ce qui est fréquent et parfois important ;
    • les saignements : il est fréquent qu’un petit saignement persiste pendant quelques heures voir un à deux jours. Le traitement consiste à appliquer une compresse sur la zone de l’extraction et mordre sur celle-ci tant que le saignement ne s’est pas arrêté ;
    • la douleur au niveau des zones opérées est plus fréquente en bas qu’en haut. Elle cède souvent avec des antalgiques et disparaît en quelques jours. Des vessies de glace enrobées dans un linge (pas directement sur la peau) diminuent le gonflement et la douleur ;
    • une limitation de l’ouverture buccale est possible pendant quelques jours ;
    • une sensation avec la langue du rebord osseux est normale, ce n’est pas une racine « oubliée » ;
    • une excellente hygiène buccale est essentielle. Après chaque repas, les dents et les gencives devront être nettoyées avec une brosse ultra-souple (dite chirurgicale), puis des bains de bouche doivent être faits avec de l’eau froide.
    • pendant les premiers jours, l’alimentation doit être molle, ni très salée ou très acide. Il faut éviter une nourriture chaude les premières 24 heures. L’alcool et le tabac sont à proscrire.

Quelles sont les complications possibles ?

Tout acte médical, même bien conduit, recèle un risque de complications. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec l’équipe chirurgicale qui vous a pris en charge (ou contacter le 15 en cas d’urgence grave).

Il peut s’agir de complications rares :

      • une alvéolite : inflammation de l’alvéole dentaire qui survient de quelques jours à trois semaines après l’extraction. Elle peut entraîner des douleurs importantes et nécessiter des soins locaux ;
      • une diminution ou une modification de la sensibilité de la lèvre inférieure ou de la langue car les nerfs cheminent à proximité des molaires du bas et peuvent être irrités. Ce trouble de la sensibilité est temporaire (quelques jours à quelques semaines), mais dans certains cas, la récupération peut être très longue (1 à 3 ans). Ce trouble est très exceptionnellement permanent ;
      • une infection des tissus mous de la joue (cellulite) peut survenir quelques jours, voire deux à trois semaines après l’extraction. Elle cède par un traitement antibiotique adapté ;
      • une communication entre le sinus maxillaire et la bouche pour les dents supérieures, qui se ferme spontanément en 15 jours à 3 semaines. Une persistance au-delà justifie un traitement chirurgical adapté.
      • il peut y avoir des dents fragiles (carie en cours de soin, plombage, couronne, etc) à proximité qui peuvent être abîmées lors de l’intervention. Dans certains cas l’ultime recours est l’extraction de la dent cassée lors de l’opération.

Il peut aussi y avoir des complications exceptionnelles :

      • l’expulsion d’une dent supérieure ou d’une extrémité de racine dans le sinus maxillaire est très rare, mais peut justifier une nouvelle intervention chirurgicale pour la récupérer ;
      • une fracture de l’angle de la mâchoire qui peut nécessiter d’opérer pour fixer la fracture en mettant des plaques et des vis.

En pratique, il faut savoir que la majorité des interventions se passe sans problème particulier, et que les patients sont satisfaits du résultat. Il ne faut pas surévaluer les risques mais juste garder en tête que toute intervention chirurgicale, même en apparence simple, comporte une part d’aléa incontrôlable. En choisissant un chirurgien maxillo-facial qualifié, compétent et formé à ce type d’intervention, vous diminuez les risques de complications postopératoires, sans toutefois les supprimer complètement.

Les chirurgiens

Lyon et Bourgoin-Jaillieu

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