Chirurgie des lésions et cancers de la peau du visage (carcinomes, mélanomes,…)

Pourquoi opérer ?

Les lésions de la peau, bénignes ou malignes (cancéreuses), sont très fréquentes au niveau du visage, car elles sont souvent favorisées par l’exposition au soleil. Chaque type de cellule de la peau peut donner des tumeurs, ce qui explique qu’il en existe de très nombreux types, allant d’un simple « grain de beauté » bénin ou neavus, à des tumeurs cancéreuses très rares. C’est le plus souvent votre dermatologue qui vous diagnostique ces lésions pour lesquelles il réalise parfois un prélèvement (biopsie). Selon la nature et la localisation de la lésion sur le visage, il vous adresse à un chirurgien maxillo-facial qualifié et compétent pour la retirer dans les meilleures conditions. Dans tous les cas, la lésion est envoyée pour analyse au microscope (examen anatomo-pathologique) pour confirmer sa nature et s’assurer qu’elle a été totalement retirée.

Les tumeurs ou lésions bénignes peuvent nécessiter une intervention :

  • à titre préventif : risque de dégénérescence en lésion cancéreuse par exemple pour certains grains de beauté, ou de surinfection par exemple pour les kystes sébacés ou épidermiques.
  • à but fonctionnel : pour des lésions cutanées gênantes au niveau des paupières par exemple, des tumeurs graisseuses invalidantes (lipomes), ou des lésions responsables d’irritations ou de frottements.
  • à but purement esthétique : s’il n’y a pas d’indication médicale stricte à en réaliser l’ablation, l’opération n’est alors pas prise en charge par l’assurance maladie (geste hors nomenclature non remboursé).

Les tumeurs malignes ou cancéreuses de la peau doivent toujours être retirées chirurgicalement. Il peut s’agir, pour les plus fréquentes :

  • Des carcinomes baso-cellulaires : ils sont très fréquents, surtout après 50 ans, et touchent le visage dans plus de 95% des cas. Ils ont une évolution purement locale sans donner de métastases, mais ils sont d’autant plus faciles à retirer qu’ils sont petits et situés loin des yeux, du nez, des oreilles et de la bouche.
  • Des carcinomes spino-cellulaires ou épidermoides : moins fréquents, ils peuvent dans certains cas donner des métastases dans les ganglions du cou. Un traitement complémentaire par radiothérapie (« rayons ») est parfois indiqué.
  • Des mélanomes : beaucoup plus rares, ils sont plus agressifs et peuvent donner des métastases dans les ganglions ou à distance. Leur prise en charge dépendra de leur profondeur sur l’analyse au microscope, avec parfois nécessité de réaliser un traitement complémentaire (nouveau geste chirurgical local, analyse des ganglions ou curage cervical, chimiothérapie ou immunothérapie).

Les cas les plus complexes sont discutés à la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) des cancers de la peau des Hospices Civils de Lyon à laquelle participe toutes les semaines le Docteur Antoine PIERREFEU au Centre Hospitalier Lyon Sud.

En consultant un chirurgien maxillo-facial qualifié et compétent pour la prise en charge des cancers de la peau du visage, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir une guérison complète avec un résultat esthétique et fonctionnel optimal.

Comment se déroule l’opération ?

L’intervention a le plus souvent lieu sous anesthésie locale au cabinet dans une salle dédiée, dans de bonnes conditions techniques et d’hygiène stricte. Elle peut également être réalisée sous anesthésie locale avec un calmant en perfusion (sédation), ou plus rarement nécessiter une anesthésie générale. Elle est alors réalisée à la clinique en ambulatoire (hospitalisation de jour).
La chirurgie des cancers de la peau du visage comprend deux temps :

    • Un premier temps d’ablation de la lésion (ou exérèse) : après dessin de la lésion visible, on rajoute une marge de tissu sain qui sera enlevé avec la tumeur, de quelques millimètres à plusieurs centimètres selon la nature de la lésion.
    • Puis un deuxième temps de reconstruction : la perte de substance laissée par l’exérèse est comblée par des tissus ou de la peau voisine (plastie ou lambeau local), ou par une greffe de peau. Dans certains cas, la reconstruction est réalisée une semaine après l’exérèse, une fois confirmation par l’analyse que toute la lésion a bien été retirée.

Des strips ou de la vaseline stérile sont mis sur les points de suture au niveau de la peau afin d’éviter la formation de croutes.

Quelles sont les suites habituelles et soins post-opératoires ?

Un gonflement (œdème) et des ecchymoses (ou bleus) sont classiques les premiers jours, en particulier autour des yeux. La cicatrice est désinfectée tous les jours jusqu’à cicatrisation complète (environ 10 jours). Les points de suture sont retirés environ une semaine après l’intervention.
La cicatrice va ensuite évoluer sur plusieurs mois : elle sera visible surtout 2-3 mois après l’intervention, puis va s’estomper jusqu’à 2 ans après l’opération pour devenir plus discrète sans jamais totalement disparaître. Des démangeaisons, troubles de la sensibilité, et tiraillements au niveau de la cicatrice sont normaux les premières semaines et s’estompent progressivement. Une protection solaire par écran total est indispensable sur la cicatrice la première année afin d’éviter qu’elle ne se teinte (dyschromie).

Quelles sont les complications possibles ?

Tout acte chirurgical, même bien conduit, recèle un risque de complications. Elles peuvent être liées à l’anesthésie générale ou au geste chirurgical lui même.

Les complications liées au geste chirurgical peuvent être :

    • hémorragiques : des saignements abondants sont rares au cours de l’intervention ou dans ses suites, ils peuvent exceptionnellement nécessiter un geste chirurgical pour drainer un hématome responsable d’une souffrance cutanée.
    • infectieuses : une infection des tissus mous peut survenir quelques jours après l’intervention, souvent favorisée par un petit hématome, et peut avoir des conséquences néfastes sur la cicatrice. Il existe parfois un rejet des fils de suture résorbables sous la peau avec une inflammation locale sans véritable infection.
    • une nécrose cutanée ou une mauvaise prise de la greffe par défaut d’apport sanguin : complication rare, elle se rencontre surtout en cas de tension extrême sur les sutures ou lors d’une infection et/ou un hématome. Elle est nettement favorisée par le tabagisme.
    • sensitifs : il existe fréquemment des troubles localisés de la sensibilité autour des cicatrices, avec une anesthésie ou des fourmillements. Ces troubles vont s’améliorer avec les temps dans les semaines qui suivent l’intervention.
    • esthétiques : malgré les efforts de votre chirurgien, la cicatrisation reste un phénomène aléatoire propre à chaque individu et pouvant donner lieu à des cicatrices inesthétiques. Exceptionnellement, les cicatrices peuvent évoluer vers des lésions pseudotumorales dites chéloïdes, en particulier au niveau des oreilles.

En pratique, il faut savoir que la majorité des interventions se passe sans problème particulier, et que les patients sont satisfaits du résultat. Il ne faut pas surévaluer les risques mais juste garder en tête que toute intervention chirurgicale, même en apparence simple, comporte une part d’aléa incontrôlable. En choisissant un chirurgien maxillo-facial qualifié, compétent et formé à ce type d’intervention, vous diminuez les risques de complications postopératoires, sans toutefois les supprimer complètement.

Les chirurgiens

Dr. Antoine PIERREFEU

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Dr.Nicolas TEYSSERES

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Lyon et Bourgoin-Jaillieu

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Dr. Luc RICHARD

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Dr. Max DIMINUTTO

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